Selon le recensement de 2006, la population des Laurentides s’élève à quelques 510 000 habitants, soit près de 7 % de la population de l’ensemble du Québec. Elle occupe ainsi le 4e rang parmi les 17 régions administratives de la province.
La majorité des résidents de la région habite les trois MRC métropolitaines de Mirabel, Deux-Montagnes et Thérèse-De Blainville. Avec une population qui surpasse les 140 000 habitants, la MRC Thérèse-De Blainville occupe le 1er rang de la région et le 9e rang au Québec. Les MRC de Mirabel et Deux-Montagnes comptent respectivement 35 000 et 85 000 habitants. Quelques 102 000 personnes résident également dans la MRC de la Rivière-du-Nord, 30 000 dans la MRC d’Argenteuil, 37 000 dans la MRC des Pays-d’en-Haut, 43 000 dans la MRC des Laurentides et 35 000 dans la MRC d’Antoine-Labelle.
Depuis le début des années 1990, la région des Laurentides est celle qui affiche le taux d’accroissement démographique le plus élevé de toutes les régions du Québec. Sa population s’est accrue de plus de 10 % entre 2001 et 2006 et de plus de 30 % depuis 1991. Cinq de ses huit MRC s’inscrivent d’ailleurs parmi les 12 ayant connu les plus forts taux d’accroissement au Québec entre 2001 et 2006 : Mirabel (26,8 %), Pays-d’en-Haut (18,5 %), Rivière-du-Nord (12,3 %), les Laurentides (11,6 %) et Thérèse-De Blainville (9,8%). Cette tendance devrait d’ailleurs se poursuivre dans l’avenir, puisque les perspectives démographiques de l’Institut de la statistique du Québec place la région des Laurentides bonne première jusqu’en 2026.
La population des Laurentides est relativement homogène. Les résidents sont francophones dans une proportion de plus de 90 %. Les communautés anglophones sont surtout concentrées dans les MRC de Deux-Montagnes (7 % des résidents), Pays-d’en-Haut (10 %) et Argenteuil (18 %). La population immigrante compte quant à elle pour seulement 3,5 % de l’ensemble de la région. Elle représente toutefois près de 6 % de la population de la MRC des Pays-d’en-Haut.
Référence : Statistique Canada, Recensement de la population, 2001 et 2006.
ÉCONOMIE
L’économie des Laurentides est fondée sur quatre principaux secteurs d’activités : la forêt, le tourisme, le matériel de transport et les produits alimentaires. Le premier regroupe les activités de récolte et de transformation du bois provenant de la forêt locale (forêt mixte). Il s’étend sur un vaste territoire comprenant les MRC d’Antoine-Labelle, des Laurentides et d’Argenteuil, avec une concentration importante autour du pôle de Mont-Laurier.

Le tourisme de villégiature quatre saisons représente quant à lui un secteur d’activités pour lequel la région affiche un leadership à l’échelle nationale. Avec ses lacs, ses rivières, ses montagnes, ses couleurs automnales, ses centres de ski et ses terrains de golfs, la région des Laurentides est considérée depuis longtemps comme une destination touristique renommée. La zone récréative s’étend des Pays d’en Haut jusqu’au cœur d’Antoine-Labelle, mais l’intensité y est toute particulière depuis quelques années aux alentours de Mont-Tremblant.
Le tissu industriel régional, de son côté, est caractérisé par la présence de plusieurs fabricants de matériel de transport.
L’aéronautique y occupe une part importante, notamment dans les domaines de l’assemblage d’hélicoptères et de pièces d’avions. Des infrastructures aéroportuaires de calibre international sont également présentes sur le territoire. Le transport terrestre joue aussi un rôle important. Malgré la fermeture de l’usine Général Motors de Boisbriand au début des années 2000, les fabricants de pièces et de véhicules de toutes sortes demeurent très actifs. Des activités de recherche et de développement ont même permis l’émergence d’un petit noyau d’entreprises dans le domaine du transport terrestre avancé (autour des véhicules électriques notamment). La majeure partie des activités industrielles de la région se localise dans les MRC de la Rivière-du-Nord, Mirabel, Deux-Montagnes et Thérèse-De Blainville.
Dans le domaine agroalimentaire, la région compte sur une production agricole respectable provenant des MRC de Mirabel, Deux-Montagnes et Argenteuil. Elle se démarque non seulement dans le domaine de la restauration, notamment en lien avec le développement touristique et de la villégiature, mais également dans la production de mets préparés, ce qui constitue une particularité régionale intéressante. Les fabricants de mets préparés se localisent surtout dans la MRC Thérèse-De Blainville.
La zone métropolitaine affecte aussi de façon notable le développement économique. Elle génère des activités axées davantage sur le développement résidentiel et le commerce de détail, mais propice également au développement de l’industrie manufacturière. Elle entraîne une partie considérable des résidents à se déplacer quotidiennement à l’extérieur de la région pour travailler (vers Laval et Montréal surtout). Ces navetteurs comptent pour plus de 25 % de la force de travail.
Dans l’ensemble, la région affiche une performance économique relativement bonne. Son revenu personnel par habitant surpasse la moyenne québécoise. La productivité de ses travailleurs est également parmi la plus élevée. Les exportations y sont importantes. Quant aux indicateurs du marché de l’emploi, ils affichent une performance légèrement supérieure à celle de la moyenne québécoise.
La région bénéficie également de la présence de quatre créneaux d’excellence sur son territoire (reconnus par le gouvernement du Québec dans le cadre du programme ACCORD) : utilisation et transformation de la forêt mixte – produits à valeur ajoutée; tourisme villégiature quatre saisons; aliments et mets préparés, et transport terrestre avancé. Il s’agit d’assises importantes de son développement économique.
Références : Programmes ACCORD : Gouvernement du Québec, Ministère du Développement économique de l’Innovation et de l’Exportation, www.mdeie.gouv.qc.ca
Institut de la statistique du Québec, www.stat.gouv.qc.ca








